Alex De Taeye

Le pédagogue

 

Dès 1929, Alex De Taeye enseigne la lecture musicale et la transposition au Conservatoire royal de Musique de Bruxelles.

Plus tard, en 1940, il devient titulaire du cours d'harmonie pratique dans le même établissement et le reste jusqu'en 1950. Il est à cette époque - et depuis 1931 - directeur du Conservatoire de Mons. Il mène donc cette double fonction pédagogique qui lui permet de maintenir un contact direct avec les jeunes musiciens en formation.

"... unissant dans un même culte l'amour de l'enseignement à celui de la musique. Alex De Taeye était le messager d'une parole musicale qui n'excluait aucune ferveur". (Lucien Christophe, directeur général des Beaux Arts en 1952).

De nombreux témoignages d'anciens éléves montrent qu'il exerçait sur eux un véritable ascendant, dans le sens positif du terme. Citons parmi ceux-ci :

"Le jazz n'était pas sa tasse de thé. Nous en avions parlé pour constater nos divergences de vues. Sa très forte personnalité m'impressionnait, comme elle impressionnait tous les étudiants du Conservatoire. Sous des dehors parfois rudes, il cachait le coeur immense de tous les grands artistes (Albert Langue, musicien de Jazz).

"Je me souviens d'un professeur qui me fascinait par ses dons extraordinaires et me forçait à donner le meilleur de moi-même. En tant que directeur du Conservatoire communal de Mons, il était acharné, bourru de travail, et a lutté sans répit pour réussir à donner à la ville de Mons un Conservatoire royal (Edith Nisol-Deladrière, élève au cours d'harmonie pratique à Bruxelles, en 1943, et professeur honoraire au conservatoire de Mons)."

"Compositeur de renom international, poète des sons, pédagogue exceptionnel sans repos, guidant ses élèves vers la connaissance et l'épanouissement de leur don. Comment évoquer sans émotion le souvenir d'Alex De Taeye, éminant directeur du Conservatoire royal de Mons, mais aussi l'irremplaçable professeur, sage guidance de mes premiers pas vers la carrière d'enseignante" (Lisa Chastelet, écrivain, poète et professeur de chant choral au Conservatoire de Mons).

Membre du Conseil de perfectionnement de l'enseignement musical belge, membre de la Commission des Beaux-Arts du Hainaut, il est nommé à la tête de la Royale Harmonie de Frameries en 1926. Il s'implante dans la vie musicale de la région de Mons et du Borinage et n'y est donc pas un inconnu au moment où il pose sa candidature à la succession de Nicolas Daneau à la direction du Conservatoire de Musique de Mons.

 

 

 

 

 

 

 

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